samedi 30 juin 2018

Pourquoi l'échec des dialogues politiques au Togo?


Je ne saurais commencé cet article sans paraphraser SAMUEL P. HUNTINGTON dans son « ouvrage le choc de civilisation » qui pense que la vision pessimiste du monde qui va de pair avec ce nouvel âge se trouve bien exprimée par le démagogue vénitien qui apparaît dans le roman de Michael Dibdin intitulé Dead lLlgpon: « On ne peut avoir de vrais amis si on n'a pas de vrais ennemis. À moins de haïr ce qu'on n'est pas, il n'est pas possible d'aimer ce qu'on est. Voilà des vérités très anciennes que nous sommes en train de redécouvrir avec douleur après plus d'un siècle de sentimentalité. Ceux qui les nient, nient leur famille, leur héritage, leur culture, les droits qu'ils acquièrent en naissant, et jusqu'à leur moi. Pas de pardon pour eux. »

Pourquoi l’échec des dialogues politiques au Togo?

L’échec des dialogues au Togo est une monotonie depuis 26 ans soit une génération d’homme pour 19 dialogues politiques  stériles. Que se passe t-il si les togolais ne peuvent pas se mette d’accord sur le problème socio-politique qui gangrène le tissu social du pays? L’intérêt personnel des deux camps. Je vais plus me focalisé sur la période   de 2005 à aujourd’hui. Le savez-vous que le problème crucial de cette période? Le retour à la constitution de 1992 et le départ immédiat de Faure Gnassingbé. Vous conviendrez avec moi que quand on va à un dialogue on ne peut avoir que des compromis et les deux camps ne peuvent pas avoir toutes les revendications de départ. En 2010 c’était évident que les deux parties tombent d’accord sur le retour de de la constitution 1992 sans le départ de Faure mais au finish l’opposition quitta la table de négociation avec pour argument le départ immédiat de Faure. Un second argument vaniteux, l’opposition n’ira pas aux élections mais Jean Pierre Fabre est le premier à deposer sa candidature.  Pareil en 2015 avec le CST: collectif sauvons le Togo (Togotelecom1&2: retour à la constitution de 1992, vote de la diaspora et le départ immédiat de Faure) l’opposition a quittée la négociation toujours sur le problème de départ immédiat de Faure Gnassingbé. En 2018 les mêmes scenarios. Le Togo a t-il réellement des opposants ou des gens qui maintiennent au pouvoir Faure en organisant leur éternel marche de protestations au cours desquelles plusieurs jeunes trouvent la mort? Si l’opposition a été responsable en 2010 aujourd’hui on aurait beaucoup évolué c’est à dire on aurait tout sauf le départ immédiat de Faure et il ne va pas se représenter en 2020. En 2015 à togotelecom qu’avez vous fait? Le pire en quittant la table de négociation en donnant toutes les chances au pourvoir. En 2018 les préalables de l’opposition à satisfaire par le gouvernement ce qui entraine constamment l’arrêt des discussions. Que voulez-vous?  Pensez-vous arriver au pouvoir de cette façon? Trop d’interrogation qui me hantes.
Utilisez vos éternels préalables  et revendications pour maintenir le régime en place au pouvoir est votre dessein?
Vous devez savoir pour prévoir, pour prévenir. Savoir en profondeur pour transformer la réalité comme il faut.
La jeunesse en a marre des deux camps qui ne font que l’embourbé. Machiavel dit “on peut tromper un individu tous les temps mais pas tout un people tous les temps”





Zoom sur les différents dialogues au Togo

  1. Négociations Front des associations pour le renouveau - Gnassingbé Eyadéma, février – avril 1991
  2. Accords COD/FOD - Gnassingbé Eyadéma, 12 juin 1991 
  3. Conférence Nationale Souveraine, juillet – août 1991
  4. Nouveau Contrat social GUN-Opposition-RPT, 30 décembre 1991
  5. Commission mixte paritaire Opposition- RPT, 28 juillet 1992
  6. Négociations de Colmar (France), 8 février 1993
  7. Accords de Ouagadougou, 11 juillet 1993
  8. Réconciliation Armée-Nation, 23 avril 1993
  9. Accord RPT – Partis de l’opposition démocratique en 1998
  10. Accord cadre de Lomé (ACL), 9 au 11 juin 1999
  11. Vingt-deux (22) engagements du RPT auprès de l’Union Européenne, avril 2004
  12. Accord politique de base (APB), novembre 2005
  13. Accord politique global (APG), 20 août 2006
  14. Cadre permanent de dialogue et de concertation (CPDC), février 2009
  15. Cadre permanent de dialogue et de concertation (CPDC) rénové, septembre 2011
  16. Commission, Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR), avril 2012
  17. Accord Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) – Union des Forces du Changement (UFC), 27 mai 2010
  18. Dialogue Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) - Alliance Nationale pour le Changement (ANC) - Comité d'action pour le renouveau (CAR) février – mars 20
Sans oublier Togotelecom 1&2 de 2015  et ce qui se en le théâtre de 2018.
 Amos AMOUZOU


                 

mercredi 13 juin 2018

La vérité sur l'esclavage



Selon l'UNESCO l'esclavage à enlever à l’Afrique plus de deux cent dix millions d'hommes et de femmes, soit vingt générations
 pendant 400 ans et bien avec la bénédiction du Pape Nicolas V (Romanus pontifex ; 8 janvier 1455). 

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jeudi 7 juin 2018

Géopolitique de l'Afrique



       Afrique centrale

         Afrique orientale 

       Afrique australe


En 1914, du fait de l'essor des empires coloniaux, le « continent noir » ne comptait plus que deux États souverains, l’Abyssinie (ou Éthiopie) et le Liberia. Depuis la Seconde Guerre mondiale, le nombre d'États africains indépendants n'a cessé d'augmenter, passant de 4 en 1945 à 27 en 1960, pour atteindre 53 en 1993 et 54 en 2011 (non inclus le Sahraouie et le Somaliland).
 

Les États africains ont-ils échoué dans la construction de leur nation ? Manifestement OUI. On n’entend parler de nation que dans les discours politiques, la fibre patriotique et nationaliste n’est palpable que lors des victoires des équipes nationales de football pour ne citer que celles-là… La vie politique n’inspire plus confiance, surtout en prenant en compte le rôle prépondérant des armées à la solde des clans présidentiels, n’hésitant pas à retourner leurs armes contre leurs propres concitoyens et à renverser des présidents démocratiquement élus, au lieu d’être des armées impartiales et républicaines. Tous ces éléments expliquent bien le climat délétère qui règne sur les pays à l’approche des élections. Paradoxalement, l’adhésion des États africains aux instruments régionaux et internationaux allant dans le sens de la consolidation de la démocratie et de la sauvegarde des droits humains ne tarit pas, leur application constitue donc le véritable enjeu sinon le défi de la démocratisation des sociétés africaines.